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  • July 28, 2026
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195 replies

  • Rail rookie
  • July 30, 2026

Le Choix du Rêve : La Nuit Cévenole ou l'Éloge de la Lenteur. Si je devais retenir une seule nuit ferroviaire en Europe, ce serait le voyage suspendu d’un train-couchettes disparu : le Cévenol. Non pas l’efficacité stérile de la vitesse moderne, mais le retour poétique à la lenteur des années 1950-1960. Un voyage trans-viscéral reliant Paris à Marseille par les hauteurs sauvages du Massif central, là où le rail épouse la roche avant de plonger dans l’azur. L’aventure s’ouvre à la nuit tombante sous la verrière de Paris-Gare-de-Lyon, dans un opéra de bruits sourds et d'effluves industriels. L'air y est épais, chargé de l'odeur entêtante du charbon brûlé, du mazout et de l’huile chaude des locomotives. Soudain, le claquement des portières retentit: un bruit sec, lourd, de métal contre métal, qui isole définitivement le voyageur du reste du monde. Le sifflet du chef de gare, strident, libère le long feulement du frein à air qui se relâche dans un grand soupir de vapeur. La rame s'ébranle dans un choc sourd des tampons qui s'entrechoquent.
On prend alors possession de son royaume éphémère : un compartiment des mythiques voitures DEV Inox de l'époque. Les cloisons de bois verni et le skaï lourd exhalent un parfum nostalgique de cire et de cuir. Le contrôleur de couchettes a déjà préparé les lits : les draps de toile blanche, rêches et frais, exhalent une odeur de propre lessivé à l'ancienne, tandis que l’épaisse couverture de laine brune promet un abri contre les fraîcheurs de la montagne. Une fois la porte coulissante close, la douce veilleuse bleutée baigne le compartiment d'une atmosphère mystique, transformant la vitre en un miroir ouvert sur l'invisible. Lancé dans la nuit, le train trouve son tempo sur les longs rails non soudés de l'époque. Ce lancinant « ta-tam, ta-tam » devient le métronome hypnotique du sommeil. Après Clermont-Ferrand, le voyage devient une traversée chamanique à travers l'Auvergne sauvage. Blotti sous la laine, on entend le gémissement aigu et presque animal de l'acier des roues qui frotte contre le flanc des rails dans les courbes serrées.
Puis, le train plonge dans les gorges de l'Allier. Le bruit s'amplifie, devient lourd et oppressant : le fracas de la tôle ricoche contre les parois de granite noir dans un grondement de tonnerre. En une fraction de seconde, le son s'ouvre, devient aérien, suspendu au-dessus du vide sur un grand viaduc de pierre, avant que le train ne s'arrête dans une gare déserte. Le silence y est assourdissant. Seuls subsistent le cliquetis métallique de la petite échelle d'accès aux couchettes et, au loin sur le quai, les pas feutrés du cheminot marchant sur le ballast. Au petit matin, la gravité s’allège et la partition mécanique change de timbre. Le réveil ne se fait pas par une alarme, mais par la caresse d'une lumière dorée qui filtre sous le store de la fenêtre et par un éveil olfactif extraordinaire. En baissant la vitre en cuivre, l'air frais qui s'engouffre dans le compartiment n'a plus rien de montagnard. C'est le Midi qui entre de force. Aux portes de Nîmes, le train ralentit au chant des premiers grillons, et l'odeur de la suie s'efface devant les effluves sauvages de la garrigue : le thym, le romarin et la pierre calcaire surchauffée par les premiers rayons du soleil. Plus loin, le voyageur quitte son nid de laine et glisse ses pas dans le couloir pour rejoindre la voiture-bar. Là, le parfum du café filtre tout juste passé se mêle à l'odeur des croissants chauds apportés par le laitier à l'arrêt précédent. Le train traverse le Rhône à Arles, frôlant les arènes romaines dans un roulement plus doux. Le paysage devient une toile de peintre, baigné par la mélancolie lumineuse de la Camargue. À la halte technique de Miramas, l'odeur de l'huile de graissage des bogies se marie de façon improbable mais magique à celle des pins parasols qui bordent les voies, signant la transition définitive vers la mer. C'est ici, sur les derniers kilomètres, que le voyage nocturne offre son apothéose en s'engageant sur la ligne de la Côte Bleue, ce balcon de fer suspendu entre ciel et mer. Fenêtres grand ouvertes, les voyageurs s'accoudent au couloir, les cheveux au vent. Le cliquetis des rails se mêle désormais au bruissement de la brise dans les pins maritimes dont les branches viennent presque caresser l'Inox de la carrosserie. Chaque petite gare desservie est une note de musique égrenée face au grand large : Istres et Martigues, les étangs salés et les canaux brillent comme des miroirs, exhalant une odeur iodée de vase et de coquillages ; Sausset-les-Pins et Carry-le-Rouet, L'air marin devient plus pur, piquant, gorgé de sel ; Ensuès-la-Redonne et Niolon ; le train ralentit et s'accroche aux falaises de calcaire blanc. À chaque sortie de tunnel, le fracas de la roche fait place, pendant quelques secondes magiques, au murmure doux et régulier du ressac de la mer turquoise contre les rochers en contrebas. Le voyage s'achève majestueusement lors de l'entrée en gare de Marseille-Saint-Charles. Le sifflet de la locomotive retentit une dernière fois, son écho vibrant hardiment dans l'air chaud de la cité phocéenne. Le train s'immobilise dans un ultime et long grincement de freins. En descendant sur le quai inondé de soleil, le voyageur est métamorphosé : il garde encore sur la peau la fraîcheur secrète de la nuit d'Auvergne, le parfum de la garrigue dans ses vêtements, et dans les yeux, le bleu infini de la Méditerranée. On peut rêver, mais l'époque n'est plus au plaisir du train. Aujourd'hui, on ne parle que d'études de marché et de rentabilité. Les générations actuelles, toutes tranches d'âge confondues, n'ont plus la fibre ferroviaire ; pour elles, l'essentiel est de se déplacer d'un point à un autre le plus vite possible.


If I could spend one night aboard any sleeper train in Europe, I would choose the Sofia-Istanbul Express to enjoy a journey through Bulgaria and Turkey, ending in the vibrant city of Istanbul. 🕌


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

The train from Stockholm to Narvik via Kiruna.  The scenery is amazing and it would create the same, amazing experience for my children.  Heading north out of Kiruna the stark, arctic landscape is still beautiful and the fjords and waterfalls near the end of the trip and a bucket list sight.


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

I would like to go to Scotland with the Caledonian sleeper. I want to see the the beautiful nature and see why my father-in-law loved this country.


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  • Full steam ahead
  • July 30, 2026

To me, nighttrains are like identity-capsules: 4 or 6 persons, then strangers, get into a shared cabin at one end, sit together for an evening-talk about where you are from and where you're going to until it is time to sleep. And then the next day your cabin with its inhabitants is as familiar as before, but arrived in another world. You made it, and you made it together!

This effect of time- and space-travel is best felt when it does not travel through your home country. Being from the Netherlands, I would take the European Sleeper from Brussels to Milan, or would even travel all the way to Paris first, and from there take the European Sleeper to Berlin. 

And I like European Sleeper more than the modern individual blitz, because their coaches have this retro-feel over them that we will all miss once it is gone. 


I want to take the nighttrain from Genova (IT) to Palermo (IT) and go across the strait of Messina with the train on the ferry with the Ferrovie Siciliane. Seems exciting to me to travel in a train aboard a ship.


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

If you could spend one night aboard any sleeper train in Europe, which one would you choose, and why?

I would go abroad the line Stockholm-Narvik, to go back home. Travelling by train, not just as traveller, but as way to say that we can do things differently. Slow mobility brings reflexion on the place you´re visiting, give you unforgetable memories, but it´s also a beautiful way to say goodbye to place you´ve loved. From the rich cultural life of stockholm, to the plain of sweden sapmi (lapland) that look like the moon in winter, to end up in the vertiginous mountain of nothern norway. 


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

The sleeper train of my choice would definitely be the Caledonian Sleeper. I’ve been dreaming of visiting Scotland for many years and I’m planning to take the train up to Glasgow overnight, to arrive in the beautiful land of myths and mountains in the early morning. From Glasgow I would hike the Western Highland Way to Fort William and from there on explore even more of Scotland by train. 


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

I would take the Santa Claus Express through Finland, as some of my earliest years were spent in Alaska and I dearly miss the north and its sights.


teeschmid
  • Right on track
  • July 30, 2026

Minä haluan matkustaa Suomeen ja siellä pohjoiseen Kolariin. 

Matkalla tahdon tavata ystäviä, varsinkin Ulla ja perhensä - tavatimme ensimäistä vuona 1972 kun olin Interraili matkalla Narvikista Helsingiin. 

1972 oli mootorirvaunujuna från Haparanda till Torneå ja lättähattu Kemiin - nykinen pitaisi sähköjuna uuden johdon alla. Tahdon tarkesta!

Quelqu’un qui ne comprend pas la langue finlandaise?

Är det någon som förstar inte?

Si comprende o no?

Alles klar?

I assume every seasoned interrail traveller learnt some European languages.

Thomas, Züri


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

I’d love to go on the Brussels to Prague sleeper, and have breakfast before walking along the Vltava. 


  • Rail rookie
  • July 30, 2026

I’d love to go from Helsinki to Kolari (and back!).  I was fortunate enough to take night trains in Sweden and Norway a couple of years ago, and the view from the comfort and cosiness of the bed was just so beautiful. And the train journey is long enough you can also enjoy the view in the day. I’ve never visited Finland, and it’s definitely somewhere I’d like to go, and compare with Sweden and Norway trips. 


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

Stuttgart to Venice

 

Probably not the most adventurous here but as a beginner you have to start somewhere 


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

If I could spend one night aboard any sleeper train in Europe, I would choose the Copenhagen to Stockholm route, because that was the first nightly I've enjoyed with an Interrail ticket and I liked the idea of moving to Scandinavia “almost via the sea” (I guess that's what you could call traveling on the bridges through patches of land and islands there) while being on a train overnight! 


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

The InterCity Notte from Rome to Sicily for the crossing across the Strait of Messina, because if the bridge they plan to build ever comes to fruition this quirk of train travel will simply disappear.


Ira Salminen
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  • Rail rookie
  • July 31, 2026

I would definitely take the Caledonian sleeper again. The magic of waking up in the Scottish highlands..the feeling I will never forget <3


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

Sofia - Halkali as part of a DIY Orient Express


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

The Caledonian Sleeper! I have Scotland on my top priority list of countries to travel to and would love to be able to go there with the night train. I love to hike and would like to enjoy the fantastic nature and beautiful scenery and I am also dreaming about diving there. 


  • Rail rookie
  • July 31, 2026

I would love to take the sleeper train from Sweden to Norway through the mountains by Kiruna!

It must be wonderful to see all the mountains and the changes in landshape.

Edit: While looking through through the other answers, I also saw the Caledonian sleeper: As someone who has wanted to visit Scotland for years, this would be great as well! I didn’t even know that this train existed!


Marvin Heer
Engin-ius
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  • Engin-ius
  • July 31, 2026

I am planning to take the night train from Belgrad to Bar, it just never fit into my plans so far.